SARNATH
Récit donné par Emmanuel Salm

Après un long et enrichissant voyage de Dehli à Varanasi, Françoise et moi même, tous deux membres de Don et action pour le Tibet, sommes arrivés au Central Institute of Higher Tibetan Studies à Sarnath le 8 octobre 2002. Nous avons rencontré par hasard Tenzin, ma filleule, qui se rendait avec une amie au CIHTS.
Après ses cours, elle a pu nous faire visiter Sarnath son temple et nous avons pu l'interroger en tant qu'étudiante en dernière année de médecine tibétaine sur les étudiants de l'Université et leur état de santé.

Elle nous a appris les origines des 400 étudiants : le Bhoutan, le Népal, le Ladakh, le Tibet, et la partie russe de la Mongolie, la majorité des étudiants étant d'origine tibétaine et venant de différentes régions d'Inde. Beaucoup de cas de tuberculose sont recensés en particulier chez les étudiants venant de zones particulièrement défavorisées. Tous sont vaccinés au CIHTS mais beaucoup ont contractés la maladie dans des régions où ils n'étaient pas traités. Tous ne déclarent pas qu'ils ont contracté la maladie. Lorsque les cas sont graves les étudiants sont orientés vers « Ramakrishna mission », un hôpital de la ville, et ils doivent alors payer leurs soins.
Cette année 25 cas de tuberculoses étaient recensés et traités, un professeur est mort d’hépatite et une étudiante souffre actuellement de la même maladie. Beaucoup d 'étudiants souffrent de maux d'estomacs à cause de la qualité des repas et de mauvaises habitudes alimentaires, trop de graisses notamment. Il y a environ 90 étudiantes au CIHTS. Les règles sont strictes : les dortoirs sont séparés et les étudiants doivent rentrer tôt, Varanasi n'est pas très sûre la nuit.
Des enseignants et d'autres personnes visitent régulièrement le CIHTS qui peut organiser des formations bouddhiques.

Les étudiants vivent dans des chambres de 8 pour les plus jeunes, 4 ensuite et individuelles à partir de la classe de Shastri, dernière année.
Les études au CIHTS commencent en classe Purva Madhyma de 9e et de 10e, puis d'Uttar Madhyma 11e et 12e. Après Les études générales d'Uttar Madhyma les étudiants peuvent commencer un cycle supérieur. Ils doivent alors choisir un des trois orientations, l'Astrologie, la médecine ou l'enseignement bouddhique général. Dans les trois cas, ils suivent un enseignement bouddhique. Le premier cycle s'appelle Shastri et dure trois ans, puis deux ans en Acharya pour le second cycle. Pour les étudiants en médecine le cycle se complète par une année d'étude pratique.

A notre demande nous avons rencontré le Directeur du CIHTS qui nous a présenté l'Institut fondé en 1967 par sa sainteté Le XlVe Dalaï Lama, et le Premier Ministre indien Nehru. C'est le seul institut au monde uniquement dédié à la culture et à la tradition bouddhique à la fois indienne et tibétaine. Le CIHTS recherche actuellement des fonds internationaux pour se rénover et se développer. Parmi les projets : l’amélioration des équipements sportifs, informatiques, des repas servis à la cantine, la construction d'un centre de recherche, la création de chaires d'enseignement... Nous avons visité la bibliothèque, la Santarakhita Library qui comporte de nombreux ouvrages bouddhiques en sanskits en indien et en tibétain ainsi que des bandes magnétiques de cours donnés par des professeurs célèbres et aussi de nombreux ouvrages généraux en anglais. Les professeurs, et le personnel sont rémunérés par l'État indien, une subvention est aussi fournie pour entretenir la bibliothèque et les locaux.

De notre coté, nous avons présenté Don et Action pour le Tibet. Il s'est montré intéressé et nous a orienté vers le comité des étudiants qui s'occupe de la vie pratique des élèves. Le Gelupa Students Welfare Committee est régulièrement en contact avec Don et Action pour le Tibet qui parraine 37 étudiants dont les parents ne peuvent assurer la subsistance.
Les étudiants venant pour la plupart de régions très pauvres les 2/3 d'entre eux reçoivent une subvention de l'État indien de 375 roupies par mois, sachant qu'un repas coûte environ 6 roupies pour un plat très simple, riz et légumes, cette somme est insuffisante.

La contribution de Don et Action pour le Tibet :
75% sont redistribués aux étudiants, ce qui représente environ 1 500 à 1 700 roupies par trimestre, qui permettent ainsi de payer essentiellement les suppléments des frais de cantine, les livres nécessaires et les vêtements pour l'hiver. L'Institut n'est pas chauffé et un peu frais en janvier et février (5-10 degrés).
25% servent à une caisse pour payer les frais médicaux, notamment des tuberculeux. 20 à 30 tuberculeux ont besoin d'une aide médicale de 20 000 roupies par an. Il ne nous a pas été fourni d'informations sur les autres associations caritatives qui soutiennent le comité. Le comité a le projet d'ouvrir une petite clinique pour fournir les soins nécessaires aux étudiants qui viennent de régions défavorisés. L'actuel dispensaire est jugé insuffisant. De nombreux étudiants participent à l'organisation de cette association.

Notre séjour s'est donc terminé à Mac Leod Ganj, la « capitale » du gouvernement tibétain en exil, près de Dharamsala dans le nord de l'Inde, à une centaine de kilomètres du Pakistan. Nous avons pu y visiter des temples et les orphelinats de TCV et de Lower TCV. Nous y avons rencontré le Karmapa échappé de Chine il y deux ans. Troisième personnage religieux tibétain, après le Dalaï Lama, et le Panchen Lama, il est très respecté malgré son jeune âge.

Pendant tout le voyage nos rapports avec les tibétains ont été très chaleureux. Ils nous ont toujours bien reçus et ont faciliter nos visites. Nous avons appris beaucoup de choses sur la culture et l'art de vivre tibétain et indien. Ce voyage nous a donné envie de repartir en Inde et de soutenir la nation tibétaine.

DICKEY LARSOE

Projet d’alimentation en eau potable de Dickey Larsoe - J-J. Seguin

Près de 5000 tibétains (un peu plus de 600 familles) vivent à Dickey Larsoe (Etat du Karnataka dans le sud de l’Inde, district de Mysore, circonscription de Bylakuppe). Dickey Larsoe comprend 16 villages avec 300 personnes environ par village. Il y a aussi 2 monastères tibétains dont celui de SERA qui accueille aujourd’hui près de 5000 moines. Les monastères ont une organisation indépendante de celle des communautés laïques.

L’économie du camp est essentiellement basée sur la production agricole qui assure la subsistance et représente aussi une source de revenus pour la population.


Les agriculteurs sont regroupés en coopérative qui fournie les semences, les engrais, le matériels agricoles, alloue des prêts aux agriculteurs et assure la vente des surplus agricoles, notamment la production de lait et de maïs. Cependant, en l’absence d’irrigation, la production agricole reste totalement dépendante des pluies de la mousson.

Approvisionnement en eau
Aucune rivière pérenne n’existant sur le site du camp, la population dépend entièrement de l’eau puisée dans le sous-sol. Des campagnes de reconnaissance hydrogéologique, financées par le camp et assurées par une entreprise indienne, ont permis de repérer en 2001 des sites potentiels de forage à proximité de chaque village avec des débits de l’ordre de 5 à 10 m3/h suffisants pour l’alimentation en eau de la population, le surplus pouvant être consacré à l’irrigation.
En 2002, grâce à un financement d’une ONG (Norvegian Church Aid) et une aide de l’administration centrale tibétaine, la plupart des villages disposaient d’une infrastructure hydraulique assurant l’approvisionnement en eau de chaque foyer. Cette infrastructure comprend, par village : un forage, une éolienne pour puiser l’eau, un château d’eau pour la stocker et un réseau d’adduction.
Par contre, faute d’un budget suffisant, 3 villages n’ont pu être équipés. De ce fait, Don et Action pour le Tibet a été sollicitée pour tenter de trouver les fonds nécessaires à la poursuite du programme d’approvisionnement en eau potable.
Montage et financement du projet
Le projet concerne l’alimentation en eau des 3 villages restant avec la mise en place du même équipement que celui des autres villages : forage, éolienne et château d’eau.

Les informations nécessaires à la constitution d’un dossier de demande de subvention ont été obtenues par courriers et lors de deux visites effectuées par Ginette Touchard et Jean-Luc Cellié en mai et septembre 2001.

Une équipe de projet était alors constituée comprenant, outre Ginette Touchard :
- Jean-Luc Cellié, consultant en développement des ressources humaines,
- Patrick Danard, ingénieur hydraulicien,
- Philippe Guettier, ingénieur en santé publique
- Jean-Jacques Seguin, ingénieur hydrogéologue.

Sur la base de la proposition technique rédigée par l’administration du camp de Dickey Larsoe., un dossier de demande de subvention a été constitué et soumis à l’Agence de l’Eau Seine Normandie qui comprend un Service International susceptible de financer des projets à vocation humanitaire s’inscrivant dans une logique de développement durable (il y a six Agences de l’Eau en France). Outre la partie alimentation en eau, le projet comprend un volet éducation sanitaire (hygiène et préservation de la qualité de l’eau).

Le montant total du projet a été estimé à 45 500 Euros, avec une participation financière du camp de Dickey Larsoe de 10 %.

Le projet a fait l’objet d’un avis favorable de l’Agence de l’Eau et une subvention de 38 700 Euros a été accordée à DAT en Mai 2002.

Depuis, les travaux ont commencé et deux visites sur place ont été faites pour suivre leur avancement : J.J. Seguin en Septembre 2002 et J.L. Cellié (installé récemment à Pondichéry) en Décembre : à cette date 3 forages étaient réalisés et les éoliennes commandées à un constructeur d’Auroville.
La construction des châteaux d’eau doit démarrer au début de cette année.

DICKEY LARSOE
Nos remerciement à Jacqueline R. qui a effectué un fabuleux travail à Dickey Larsoe en établissant des fiches d’informations complètes et actualisées sur la situation des enfants et des personnes âgées parrainés par DAT.
Nous espérons qu’il sera possible de renouveler ces très intéressantes investigations lors du passage de membres de l’Association dans les camps.


TENZINGANG

Le générateur bruyant et malodorant de l’internat des filles est souvent en panne.
DAT a décidé d’envoyer les 820 € nécessaires à l’acquisition d’un nouveau générateur qui sera installé à l’extérieur.


Projet :
Agrandissement de deux écoles maternelles pour l’installation de deux crèches dans deux villages (1900 €). Les habitants se charge de la construction et nous attendons le devis détaillé et les plans.


D‘après une lettre de la secrétaire chargée des parrainages :

Les parrainages du deuxième trimestre 2002, arrivés en retard et attendus (voir bulletin Informations de Janvier 2003), ont servi en partie à l’achat des vêtements pour les enfants à l’occasion de Losar (nouvel an tibétain). Les parents remercient les parrains et les marraines pour cette aide essentielle à l’éducation de leurs enfants.

Visite du Dalaï Lama en avril. Très heureux et émus de le recevoir, les réfugiés s’activent à nettoyer les maisons, à repeindre les bureaux, les écoles, l’infirmerie et l’accueil des personnes âgées et aussi à répéter les danses traditionnelles tibétaines.

L’institutrice de l’école primaire qui regroupe les élèves de Bomdila posent devant le nouveau bloc sanitaire financé par DAT. L’administration indienne n’a pas nommé d’instituteur et c’est une volontaire payée par DAT qui occupe le poste.

Le nouveau photocopieur acheté par l'association fonctionne a merveille, comme nous pouvons le constater à travers cette photo



MIAO

Merci à M.Sala qui a obtenu une subvention de 8836 Euros pour l'equipement en énergie solaire, du marériel informatique et un réfrigérateur pour le dispensaire du camp de Choephelling .

Mise en place partielle du projet "panneaux solaires" au camp de Miao.
DAT a envoyé 9000€ qui permettent d'équiper en priorité l'accueil des personnes
âgées, de l'infirmerie, des bureaux administratifs et du monastère.
Nous continuons notre action pour recueillir les fonds supplémentaires
nécessaires à l'alimentation en énergie des 397 maisons du village.

- au dispensaire : La malaria et la tuberculose sévissent très gravement dans le camp. Il est devenu urgent d’assurer la conservation efficace des vaccins et le fonctionnement des appareils nécessaires aux soins des nombreux patients.

- Au bureau administratif : Le camp est très isolé. Les matériels informatiques et bureautiques remplissent une fonction importante de communication avec l’extérieur. Ils ne peuvent être utilisés dans les conditions actuelles.

Le projet vise à fournir une source alternative d'électricité au dispensaire, à l’atelier de confection de tapis, à la maison d’accueil des personnes âgées, au monastère, au bureau administratif et aux 396 foyers du camp sous forme d'installation de panneaux solaires.

Le projet vise aussi à permettre le développement d’autres activités qui pourront assurer une plus grande autonomie du camp.

Le montant initial communiqué en avril 2002 était incomplet et a été révisé. Un devis de 51 595 € comprenant panneaux solaires, batteries, accessoires et frais d’installation nous a été transmis par l’APEDA (Agence indienne de développement de l’énergie).

Le dossier de demande de subvention pour ce projet a été déposé auprès de la Mairie de Paris. Nous aurons une réponse dans le courant du deuxième trimestre 2003. Nous allons transmettre une demande de subvention complémentaire au Conseil Régional d’Ile-de-France.

Merci à tous les adhérents qui nous ont fait parvenir des dons pour soutenir ce projet. Vous pouvez contribuez à sa réalisation en participant à l’achat d’un panneau solaire ou en parrainant une collectivité de personne âgée.

 

MUNGOD


Les problèmes de doubles parrainages sont en partis réglés et les parrainages bloqués ont été versés.
Le ministre de l'intérieur tibétain en exil est intervenu au près de chef de camp.
La cause de cet imbroglio est due à notre ancien correspondant qui ne contrôlait pas avant d'envoyer ses dossiers de demande d'aide..

Les parrains et marraines qui ont peu ou pas de correspondance régulière avec leurs filleuls peuvent dorénavant adresser leur courrier au bureau du welfare officer avec les précisions suivantes :

Nom du filleul – numéro de dossier – numéro de maison – numéro de village
Office of the representative
Doeguling Settlement
P.O. Tibetan Colony, Tattihali – 58 14 11
District North Kanara
Karnataka State India

Projet réalisé dans le Village n°2 :

Inauguration de la crèche financée par DAT (13.949 €) en présence de membres de l’Association. La communauté remercie les donateurs.



Projets en cours de réalisation dans les Villages n° 5 et n°7 :


Photo récente du village et du community hall que l'on à fait construire,
il fonctionne à plein régime, et il faut s'inscrire pour certaines activités,
dans la journée c'est toujours les enfants, mais tous les soirs
c'est le grand lieu de rendez vous du village.

Mot de Kalpa Kalden, chef du village :

" Cette salle nous est d'une grande utilité et nous sommes heureux de pouvoir
en disposer. Nous avons le plaisir de vous informer que nous avons fixé sur le nouveau batiment une plaque au nom de Don et Action pour le Tibet
en souvenir et en hommage à votre aide gén
éreuse"


Village n° 5 (3870 €) : 500 habitants, 45 enfants concernés.
Village n° 7 (8339 €) : 1400 habitants et 98 enfants concernés.
Le montant des travaux est moins élevé pour la salle du village 5 dont les fondations sont déjà faites.
Il est important de signaler que les habitants participent directement à cette action en ajoutant 25 % aux fonds envoyés par DAT.


Projet à réaliser dans le Village n°8 (666 habitants)
:

Le bloc sanitaire de la salle polyvalente construit en 1989 est en très mauvais état. La salle sert de crèche et d’école primaire et 70 enfants utilisent régulièrement ce bloc.

Le projet de la nursery du village n°2 a vu le jour lors d’un séjour à Mundgod en janvier 2000. Le chef du village m’a contacté pour me montrer l’état de la school nurserie. Le bâtiment était fissuré de partout et le toit menaçait de s’effondrer, la charpente était maintenue par des bambous à plusieurs endroits. Ce bâtiment datait de l’arrivée des tibétains à Mundgod (1966).

J’ai promis au chef du village que nous étudierions son devis si toutefois le coût restait raisonnable. Après réception d’un premier devis nous avons du refuser le projet qui s’élevait à 21 343 € (140 000 F). Notre implication dans d’autres projets en Inde ne nous permettait pas d’assumer celui-ci.

Nous avons reçu un deuxième chiffrage. Le chef du village nous expliquait, qu’après une grande réunion de l’ensemble des habitants, ils nous proposaient d’assurer eux-mêmes une bonne partie de la main d’œuvre, d’aller aussi à l’essentiel sur la construction. Le nouveau coût avoisinait alors les 12 959 € (85 000 F).

Devant tant de bonne volonté et après approbation du devis et des plans par le bureau de l’association, l’argent a été envoyé rapidement pour concrétiser le projet.

Cette school nursery a bien sur pour vocation de recevoir des enfants, mais elle devrait aussi servir de salle de réunions pour les femmes et les anciens, de salle des fêtes pour les grandes occasions.

Les délais pour les travaux ont été respectés, un léger dépassement de budget de 60 000 Rs a été pris en charge par l’association, soit 990,92 € (6 500 F) ou 40 000 Rs, les 20 000 Rs restantes ont été collectées par les villageois eux-mêmes.

L’implication de tous est sûrement la grande gagnante de cette réalisation.

"Nos amis tibétains se joignent à moi pour remercier tous les membres de l’association, qui de près ou de loin ont contribués au succès de ce
projet "


Jean-Pierre Ventura.

Achat d’un hygibloc pour les réfugiés tibétains en Inde et au Népal

L'achat d'un cabinet dentaire portable complet et d'un encombrement réduit, d'une valeur de 3000 euros, a pu être réalisé grâce à la générosité des orléanais (privés, Rotary Club, confrères et consœurs du Loiret) et de la société AIREL, fabricant du matériel qui a consenti une remise de 35% sur l'achat de ce même matériel.

Une valise comprenant tout le périphérique (instrumentation, matériaux, stérilisation etc.) récupéré auprès de l'Aide Odontologique Internationale, des confrères et consœurs d'Orléans et du Morbihan vient compléter l'ensemble d'un poids de 45 Kg qui sera acheminé spécialement à Majnu Ka Tilla par une amie hôtesse de l'air mariée à un tibétain. Ginette Touchard, présidente de DAT s'est occupée de récupérer les dons.

Le chef d'orchestre de cette grande chaîne de solidarité est Philippe Ouvrard, dentiste orléanais qui partage sa vie entre le Népal et les camps de réfugiés tibétains en Inde dans un but purement philanthropique. Ce matériel lui servira à soigner les enfants des écoles tibétaines et les camps éloignés de toute structure médicale. Missions prévues cette année à Mussorie (Rajpur, Dehradun), Gopalpur, Lower TCV Dharamsala, Soka School, Pokriabong, Kalimpong et peut-être Gangtok. Les camps de l'Arunachal Pradesh ont de gros besoins de même que ceux du Sud et sont délaissés.

L'Inde est immense et les camps tibétains éparpillés aux 4 coins du pays dans des régions politiquement critiques où des autorisations spéciales sont requises : le transport y est très long et parfois risqué. L'avion est un luxe car très cher. étant le seul dentiste à travailler 6 mois sur le terrain, il lui est difficile de se rendre partout et de manière suivie d'autant qu'il s'occupe de la formation de dental therapists à Majnu Ka Tilla, Dharamsala, Darjeeling, Mussorie et que les demandes affluent de beaucoup d'autres camps. D'autre part ses moyens financiers sont limités.

Toute solution est envisageable dans la mesure où le transport est pris en charge par Dharamsala ou par les associations travaillant sur le terrain, les camps devant prendre en charge logement et nourriture.

Le passage du matériel à la douane indienne a été très difficile, la lettre de donation empirant la situation. Une taxe de 600 dollars a du être versée pour récupérer le tout. En plus une valise de matériel périphérique n'est jamais arrivée en Inde. Elle a été récupérée en piteux état en France. Néanmoins l'hygyblock est maintenant en fonction à Majnu Ka Tilla.

Au vu des difficultés rencontrées, nous conseillons aux personnes qui partent en Inde avec un surplus de bagages de ne pas faire mention des tibétains en cas de contrôle à l'arrivée. C'est a priori en ce moment une complication supplémentaire.

PS : DAT va rembourser cette taxe avec ce qui reste des dons des confrères de Philippe Ouvrard destinés au camp de MIAO.